Les "serious games"

Publié le par Les 2ème Marketing


Désormais, les jeux vidéo ne servent plus uniquement à se divertir mais aussi à apprendre. En effet, certaines entreprises ont commencé à exploiter une nouvelle manière plus originale et plus divertissante de former ses employés.

En fait, tout a commencé, par un jeu de simulation diffusé gratuitement sur Internet par l’armée américaine, America’s Army. L’objectif était de recruter les meilleurs joueurs. Ce fut un réel succès, la plate-forme comptait 9,5 millions de joueurs inscrits.
Par la suite, différentes versions du jeu sont sorties avec chaque fois des scénarios différents : « Pax Warrior » (limiter le génocide du Rwanda), « Food Force » (sensibiliser les jeunes aux problèmes de la famine dans le monde), …

Le principal avantage de ce type de formation, est que le joueur sollicite son niveau d’attention le plus élevé. De plus, les « serious games » se trouvent en intégralité sur Internet, ce qui permet de poursuivre la formation n’importe où et de consulter sa progression et ses résultats à tout moment.

Parti d’un simple QCM animé, les « serious games » présentent dorénavant des scénarios qui s’apparentent de plus en plus à la réalité. Ces scénarios sont généralement présentés sous forme de plusieurs petits épisodes clôturés par un quizz afin de vérifier les acquis.

On ne peut pas dire que ces outils ludico-pédagogiques sont plus efficaces qu’une formation traditionnelle, mais, ceux-ci pourraient être considérés comme une alternative. On estime qu’en France, plus de la moitié des sociétés du CAC 40 utilisent ce type de formation. On peut ainsi citer AXA et BNP-Paribas qui utilisent « Starbank the Game », Peugeot et Renault qui forment commerciaux, personnels d’accueil et recruteurs ou encore Orange avec son « Whosegame ». Comme le dit Gil Simoncine, responsable de la formation métier chez Renault : « Le jeux sérieux permet de passer d’une pédagogie passive à une pédagogie active. On a besoin d’offrir des formations plus ludiques et immersives. ».

Un seul inconvénient, les « serious games » coûtent encore très chers aux entreprises qui veulent les proposer à leurs employés, entre 50 000 et 200 000 euros. Toutefois, il est possible de se procurer ce type de jeux pour un budget un peu plus limité. Dans ce cas, le scénario est constitué sur des contenus déjà exploités. Une autre solution serait de se procurer les modules un par un. Par exemple, l’entreprise se procure la session « Stimulation commerciale » et lorsque celle-ci aura été complètement exploitée, elle se procurera la suivante « Middle Management ». Cette solution reviendrait à un budget situé entre 5000 et 15 000 euros par module.

Avec le temps, les « serious games » se présenteront sous différentes formes (sur console de jeux, sur téléphone mobile, …) et grâce à la généralisation deviendront donc plus abordables.



William, Coop. Mai 2009. « Les « serious games » bientôt accessibles ». L’Entreprise : La vie côté business. n°278. p. 80.

Publié dans Florence

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