Le Neuromarketing

Publié le par Les 2ème Marketing

Le neuromarketing :

 

 

 

 

 

 

 

Le neuromarketing s’est développé outre Atlantique, dans l’optique d’optimiser l’efficacité des campagnes publicitaires dans un pays où les dépenses publicitaires ont dépassées les 100 milliards de dollars en 2002 (selon le Forbes).

Pour certains il est le développement scientifique du marketing, pour d’autres une farce scientifique mais il représente néanmoins la boite de Pandore pour les entreprises qui rêvent depuis bien longtemps de percer les secrets de nos comportements d’achats et le cauchemar des associations de protection du consommateur qui y voient là une arme de manipulation massive.

 

Mais qu’est ce que peut bien vouloir dire le neuromarketing ?

Le neuromarketing est une ʺscienceʺ dérivée des neurosciences, le neuromarketing tente d’identifier les mécanismes cérébraux du processus de la décision d’achat. Pour ce faire les neuromarketeurs s’appuient essentiellement sur les résultats obtenus par la nouvelle génération d’imagerie à résonnance magnétique fonctionnelle (IRMf), cet avancement technologique permet dorénavant d’enregistrer et de localiser l’activité cérébrale d’un individu.

Plusieurs études scientifiques ont démontré que seulement 10% de notre pensée est accessible à notre conscience.

Les neuromarketeurs cherchent donc à déterminer quels sont les aspects inconscient d’une décision qu’une personne pense avoir prise rationnellement. Pour certains chercheurs notre inconscient prend des décisions et la conscience tente de trouver une explication à ces décisions et donc notre libre arbitre ne serait qu’ʺune illusion rétroactiveʺ.

 

Pour illustrer ces propos un peu théorique, je vais donc vous expliquer une des études sur le neuromarketing.

 


 

 

Coca VS Pespi :

 

 

 

 

 



















Un chercheur américain Read Montague a osé comparer les deux génats du soda dans une étude scientifique.

Il tout d’abord effectué un sondage d’opinion en demandant aux sujets du groupe test s’ils préféraient Coca ou Pepsi, la majorité des personnes sondées préféraient le Coca


Il a ensuite fait goûter en aveugle, les 2 boissons au groupe test, et il est apparu qu’une majorité des personnes préféraient les Pespi.


Comme les résultats du sondage d’opinion et du test en aveugle étaient contradictoire, Read Montague décida de refaire les test en mettent les personnes dans un scanner (IRMf), pour tenter d’expliquer cette contradiction.

 

En refaisant la dégustation en aveugle, Read s’aperçut que le Pepsi faisait réagir le putamen, le putamen étant une partie de notre cerveau primitif (reptilien) siège des plaisirs immédiats et instinctif, tandis que le Coca ne faisait réagir que faiblement ce même putamen.



  

 

Ensuite il refit le test en montrant aux personnes sur un écran, quelle boisson ils buvaient, et là il constata que le putamen n’était plus activé mais que le cortex préfrontal l’était, le cortex préfrontal étant la zone de la conscience et de la mémoire. Après quelques questions la majorité du groupe test préférait le Coca.


Cortex préfrontal en vert sur l’image

 

Cette zone verte représenterait tout l’image de marque véhiculée par Coca (branding), marque, communication habitude de consommation, toutes ces données vont faire changer la préférence du consomateur.

 

Conclusion, la préférence ne dépend pas du gout mais de la marque qu’on pense gouter.


 

 

Les applications du neuromarketing :

 

Le neuromarketing peut servir à créer des campagnes de publicité plus ciblée ou encore a analyser l’impact réel que laisse campagne publicitaire sur les consomateurs.

Cette nouvelle branche du marketing est vouée a ce développée de plus en plus, malgré le coût prohibitif d’une enquête de neuromarketing, il faut compter entre 1000€ et 1500€ par personne sondée, car cette méthode va chercher dans les méandres de l’inconscient humains des réponses qui sont pour la plupart inconnue des personnes elle-même, en effet nous avons vu que notre conscience ne reflète pas toujours notre véritable pensée.

 

Cependant le neuromarketing soulève de nombreuses questions d’un point de vue éthique et scientifique, en effet jusqu’à ce jour aucune entreprise n’a admis avoir eu recours au neuromarketing.

De plus le neuromarketing ne pourra certainement jamais trouver le bouton achat dans notre cerveau, car le processus d’achat implique toutes sortes d’interactions que se soit au niveau social ou bien au niveau du vécu d’une personne.

 

Pour terminer, je dirais que le neuromarketing doit être plus considéré comme une méthode pour mesurer la qualité d’une campagne publicitaire que comme le Saint-Graal du marketeur pour manipuler le consommateur à acheter ses produits.

 

 Voilà une petite vidéo pour vous démontrer que notre cerveau nous joue parfois des tours.

Regardez une première fois la vidéo en comptant le nombre de passes que se font les gens habillés en blanc, ensuite regardez une seconde fois la vidéo.





Source:

www.neuromarketing.be

www.lemonde.fr

www.lejournaldunet.com

Publié dans Bruno

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